Un murmure venu des tribunes a mis le feu à la soirée de Granit Xhaka

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Granit Xhaka
Granit Xhaka


Au London Stadium, on vient pour voir du football. Mais parfois, on assiste aussi à du théâtre. Samedi soir, pendant que West Ham reprenait doucement goût à la survie en Premier League, un autre spectacle se jouait en coulisses : celui d’un Granit Xhaka version spectateur… mais pas vraiment silencieux.


Blessé à la cheville, le capitaine de Sunderland avait troqué ses crampons pour une place en tribune. Mauvais timing. Mauvaise idée. Parce qu’à Londres, quand ton équipe prend l’eau, les supporters adverses transforment vite leurs cordes vocales en projectiles verbaux. Et Xhaka, connu pour son sang chaud, n’est pas exactement du genre à mettre le mode avion.


Une soirée qui a mal tourné depuis les gradins


Sunderland est venu à Londres avec l’espoir de gratter quelque chose. Il est reparti avec un 3-1 bien emballé et une migraine collective. Pendant que West Ham empilait les buts, Xhaka observait la scène sans pouvoir intervenir autrement qu’avec les bras croisés et la mâchoire serrée.


Sauf qu’au fil du match, quelques supporters des Hammers ont décidé d’ajouter du piment au menu. Moqueries, piques, petits mots bien placés. Le folklore anglais, version grinçante. Et visiblement, l’un d’eux a appuyé là où ça fait mal.


Résultat : Xhaka ne s’est pas contenté d’applaudir poliment. Il aurait répondu. Puis insisté. Puis promis une discussion « privée ». En clair : pas exactement une masterclass de zenitude.


Quand West Ham rejoue la carte de la survie


Sur le terrain, en revanche, West Ham a livré un match beaucoup plus propre que son invité. Une semaine après avoir arraché un succès tardif à Tottenham, les hommes de Nuno Espírito Santo ont remis une pièce dans la machine. Pressing, rythme, réalisme : les Hammers ont vite compris que Sunderland n’était pas venu avec son armure.


Trois buts, une avance confortable, puis un léger relâchement en fin de match. Mais l’essentiel était ailleurs : West Ham respire à nouveau. Il n’est plus enterré vivant. À peine quelques jours plus tôt, le club regardait le Championship dans le rétro. Aujourd’hui, Nottingham Forest n’est plus qu’à deux petits points devant.


Comme quoi, en Premier League, tu peux passer du mode panique au mode espoir en 90 minutes bien gérées.


Nuno remet de l’huile dans le moteur


Après la rencontre, Nuno n’avait pas envie de parler polémiques. Lui, il préfère parler connexions, mouvements, et cerveau collectif. En clair : faire croire que tout ce qui se passe est sous contrôle.


Le coach portugais a salué un groupe plus cohérent, plus connecté, plus mature dans la gestion du tempo. West Ham a enfin appris à ralentir quand il faut, accélérer quand il faut, et surtout ne pas s’auto-saboter après vingt bonnes minutes.


Le public, lui, a rendu la pareille. Moins de soupirs, plus de chants. Londres aime quand ses clubs arrêtent de jouer à la roulette russe avec leur avenir.


Xhaka, spectateur mais pas invisible


Pendant ce temps, Granit Xhaka, coincé hors du rectangle vert, continuait d’exister autrement. Selon un supporter de West Ham, la scène aurait dégénéré lorsque l’international suisse aurait ciblé un fan venu calmer le jeu. Au lieu d’éteindre l’incendie, Xhaka aurait rajouté de l’essence.


Des mots échangés, des regards appuyés, puis cette phrase devenue virale :

« On se voit dehors. »


Pas exactement la punchline qu’on attend d’un joueur payé pour calmer le tempo, pas pour enflammer les couloirs du stade. Même en quittant les tribunes, Xhaka aurait continué sa tournée verbale jusqu’au tunnel.


Dans les gradins, certains ont vu un capitaine frustré. D’autres, un joueur incapable d’accepter la contradiction quand il n’a plus le ballon pour parler à sa place.


L’absence qui a pesé sur Sunderland


Ironie du sort : Xhaka n’a même pas participé à la défaite. Sa cheville l’a laissé au repos forcé. Et Nuno l’a reconnu sans détour : sans leur métronome, Sunderland a perdu son GPS.


Sans Xhaka, le milieu des Black Cats ressemblait à une playlist en mode aléatoire. Ça court, ça essaye, mais ça ne sait pas toujours où aller. West Ham en a profité pour imposer son rythme, casser les lignes, et transformer Sunderland en figurant d’un film dont il ne contrôlait plus le scénario.


Du côté du coach Regis Le Bris, pas d’excuse magique. Il a admis la supériorité adverse et confirmé que Xhaka allait devoir observer une période de repos avant de savoir quand il pourra rechausser.


Deux trajectoires, deux climats


Pendant que West Ham regarde vers Chelsea avec l’idée folle d’enchaîner une troisième victoire, Sunderland, lui, doit se recentrer. Prochain épisode contre Burnley, autre promu qui connaît aussi la joyeuse angoisse du maintien.


Un match où Xhaka pourrait être présent… ou encore coincé en tribune. Mais une chose est sûre : après cet épisode londonien, s’il revient, ce sera avec des crampons. Pas avec des promesses de couloir.


Parce qu’en Premier League, on pardonne les tacles ratés. Mais on n’oublie jamais quand un capitaine décide de jouer le derby… depuis les gradins.

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