Le mercato d’hiver 2026 vient à peine de tirer le rideau que, du côté de l’Emirates Stadium, on a déjà ressorti les carnets de notes. Pas pour pleurer sur les occasions manquées, mais pour préparer un été qui s’annonce brûlant. Arsenal n’a presque rien bougé en janvier, comme un élève sûr de lui qui ne révise pas avant l’exam. Pourtant, dans les bureaux, une petite musique commence à grincer. Et elle vient du poste le plus sensible du football moderne : le numéro 9.
Sur le papier, l’effectif des Gunners ressemble à un puzzle parfaitement emboîté. Arteta dispose d’un groupe dense, technique, affamé, capable de jouer le titre jusqu’au bout en Premier League. Malgré la blessure tardive de Mikel Merino, qui a coupé court aux rêves de renfort express, Arsenal a choisi la stabilité. Pas de panique, pas de chèque jeté par la fenêtre, juste deux mouvements discrets : Ethan Nwaneri envoyé respirer l’air méditerranéen à Marseille, et Oleksandr Zinchenko exilé à l’Ajax après une parenthèse peu inspirante ailleurs.
Un mercato tranquille, presque zen. Trop zen, peut-être.
Arsenal après l’hiver : un calme qui cache une vraie réflexion
Officiellement, tout va bien. Arsenal avance, contrôle ses matchs, impose son style. Officieusement, certains rapports internes sont moins enthousiastes. La mécanique fonctionne, mais elle manque parfois d’un marteau-pilon devant. Quand les matchs deviennent serrés, quand les blocs adverses s’enfoncent dans leur surface comme des tortues, les Gunners cherchent encore l’homme qui transforme un demi-mètre en catastrophe nationale.
C’est là que le regard se tourne naturellement vers Viktor Gyökeres. Arrivé avec une réputation de bulldozer nordique, l’attaquant devait incarner la brutalité élégante du projet Arteta. Mais depuis l’été, la promesse tarde à devenir certitude. Il ne déçoit pas totalement, mais il ne rassure pas non plus. Dans une équipe qui vise la couronne, le “pas mal” devient vite insuffisant.
Résultat : Arsenal ne parle pas d’échec, mais de recalibrage. Traduction footballistique : on prépare une concurrence XXL.
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Le doute Gyökeres : quand Arsenal regarde déjà ailleurs
À Londres, personne ne cloue Gyökeres au pilori. Mais les dirigeants observent froidement. Ils veulent un tueur d’élite, pas seulement un bon soldat. Un joueur capable de transformer une saison solide en saison historique.
Dans les couloirs, une phrase revient souvent : Arsenal veut un attaquant qui fait peur avant même d’entrer sur la feuille de match.
Et c’est précisément là qu’un nom commence à circuler avec insistance, comme un parfum d’Amérique latine dans la pluie londonienne.
Le nom qui affole l’Emirates : Julian Álvarez dans le viseur
Arsenal ne rêve pas petit. Selon plusieurs échos venus d’Espagne, la direction londonienne aurait jeté son dévolu sur Julian Álvarez, l’actuel joyau offensif de l’Atlético de Madrid. Un joueur qui ne se contente pas de marquer, mais qui mord, presse, dérange, et transforme un match tiède en combat de rue chic.
Álvarez, c’est ce genre d’attaquant qui court comme s’il avait oublié son portefeuille dans la surface adverse. Même quand les chiffres ne flambent pas, son influence déborde les statistiques. Cette saison, il affiche des chiffres corrects, sans être fous, mais ils reflètent surtout la respiration parfois difficile de l’Atlético version Colchoneros sous tension.
À Arsenal, on ne regarde pas seulement les buts. On regarde le style. Et celui d’Álvarez colle parfaitement à la philosophie Arteta : mobilité, agressivité, obsession collective.
100 millions ou rien : l’Atlético ne brade pas sa pépite
Problème : Madrid ne tient pas une brocante. Pour ouvrir la porte, il faudra frapper très fort. Très, très fort. Le prix murmuré dépasse les 100 millions d’euros. Une somme qui fait tousser même les clubs les mieux organisés de Premier League.
Mais Arsenal réfléchit déjà comme un stratège. L’idée ne serait pas seulement d’aligner des billets, mais aussi de glisser des pièces dans la balance. Des profils offensifs pourraient être intégrés à l’opération pour alléger la facture et séduire l’Atlético. Dans ce genre de dossiers, Londres sait que chaque joueur devient une monnaie.
Le message est clair : Arsenal n’achète pas pour collectionner, mais pour transformer son attaque en arme de destruction tactique.
Arteta prépare plus qu’un transfert, il prépare une mutation
Ce dossier dépasse le simple mercato. Arteta ne cherche pas juste un buteur. Il cherche un symbole. Un joueur capable d’incarner la version finale de son projet : pressing constant, intelligence dans les déplacements, et sang-froid chirurgical devant le but.
Avec Álvarez, Arsenal ne signerait pas seulement un nom, mais un changement de rythme. Un attaquant qui transforme la possession en panique, les centres en chaos, et les fins de match en cauchemars pour les défenses adverses.
Gyökeres, lui, n’est pas condamné. Mais l’arrivée d’un tel profil poserait une question simple : Arsenal veut-il continuer à espérer, ou commencer à imposer ?
L’été d’Arsenal s’annonce électrique
Janvier a été calme. Presque trompeur. Mais l’été, lui, s’annonce volcanique. Arsenal ne veut plus simplement jouer les premiers rôles, mais écrire le scénario. Et dans ce script, un nouveau numéro 9 pourrait devenir le personnage principal.
À l’Emirates, on n’a pas encore sorti les feux d’artifice, mais la mèche est déjà allumée. Et si le nom final n’est pas encore gravé, une chose devient limpide : Arsenal prépare un coup qui pourrait changer la physionomie de la Premier League.
Le calme hivernal n’était qu’un échauffement. La tempête offensive, elle, arrive avec le soleil.
