Le Real Madrid n’aime pas attendre… surtout quand le doute s’installe
À Madrid, le temps n’est jamais un allié quand les résultats vacillent. Même pour une légende du club. Arrivé avec l’image du stratège moderne, du technicien élégant capable de dépoussiérer le jeu madrilène, Xabi Alonso traverse aujourd’hui une zone de fortes turbulences. Et au Real, la patience n’est pas une vertu institutionnelle.
La saison vient à peine d’entrer dans sa phase décisive que le banc merengue semble déjà menacé. Les attentes étaient immenses, presque démesurées, et la promesse d’un projet nouveau devait remettre tout le monde dans le même sens. Pour l’instant, le bilan laisse place au flou, voire à l’inquiétude.
Un projet ambitieux… qui peine à convaincre
Sur le papier, l’idée séduisait. Un ancien cerveau du milieu de terrain, adepte du jeu structuré, du pressing intelligent et des principes collectifs forts. Dans les faits, la machine peine à se mettre en route. Le Real Madrid avance par à-coups, sans véritable continuité, et surtout sans dégager cette impression de maîtrise qui fait sa réputation.
Les contre-performances récentes ont fini par installer un climat pesant autour de l’équipe. Plus gênant encore pour le staff : certaines tensions internes ont filtré, impliquant plusieurs cadres majeurs du vestiaire. Quand des noms comme Vinicius Junior, Jude Bellingham ou Federico Valverde apparaissent dans les discussions en interne, le signal est rarement positif.
Une date clé qui ressemble à un ultimatum déguisé
En coulisses, la direction aurait fixé une échéance claire. La Supercoupe d’Espagne, programmée le 8 janvier, ferait office de juge de paix. D’ici là, Xabi Alonso doit montrer que son équipe progresse, gagne, mais surtout qu’elle retrouve une cohésion visible.
À Madrid, il ne s’agit pas uniquement de résultats bruts. L’attitude, le langage corporel, la connexion entre les lignes… tout est scruté. Si l’impression générale ne change pas, le verdict pourrait tomber rapidement, sans état d’âme.
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Zidane et Klopp ? Des pistes vite écartées
À chaque période de doute, les mêmes fantasmes reviennent. Zinedine Zidane. Jürgen Klopp. Deux noms capables d’enflammer l’imaginaire collectif. Mais cette fois, le scénario semble différent. Très différent.
Selon les informations relayées par Fabrizio Romano, ces deux profils ne sont tout simplement pas envisagés. Ni par le club, ni par les principaux intéressés. Zidane n’a aucune urgence à replonger, Klopp encore moins à reprendre un projet aussi exigeant dans un contexte tendu.
Le Real Madrid se retrouve donc face à une réalité plus pragmatique : les options réellement crédibles sont rares.
Le choix le plus logique… et le plus discret
Et c’est là qu’un nom revient avec insistance, presque naturellement. Un visage familier. Un homme de la maison. Alvaro Arbeloa.
Ancien soldat fidèle du vestiaire madrilène, aujourd’hui à la tête de la réserve, Arbeloa incarne un profil rassurant pour la direction. Il connaît l’institution, ses codes, ses exigences, et surtout son ADN. Un entraîneur sans ego démesuré, capable d’assurer une transition sans provoquer de séisme interne.
D’après Fabrizio Romano, si Xabi Alonso venait à être remercié, Arbeloa serait aujourd’hui le favori numéro un. Pas une solution glamour, mais une option cohérente, pensée pour stabiliser plutôt que révolutionner.
Xabi Alonso encore maître de son destin
Malgré ce contexte pesant, Xabi Alonso n’est pas encore condamné. En interne, il conserve un soutien mesuré, conditionné à une réaction immédiate de l’équipe. Les prochains matchs seront déterminants. Une série positive, un collectif retrouvé, une autorité affirmée… et le discours pourrait rapidement changer.
À Madrid, tout va très vite. Dans un sens comme dans l’autre. Un succès convaincant peut effacer plusieurs semaines de doute. Mais la moindre rechute pourrait précipiter une décision déjà mûrie dans les bureaux.
Real Madrid : une défaite face à Alavés pourrait coûter sa place à Xavi Alonso : pic.twitter.com/QDHOJfzkqg
— Insolite-Foot (@InsoliteFoot) December 14, 2025
Un plan prêt à être activé
Le Real Madrid déteste être pris de court. Si le projet Alonso venait à s’effondrer, la solution serait déjà prête, rangée dans un tiroir, prête à être sortie sans bruit. Arbeloa n’est peut-être pas le nom qui fait rêver les supporters, mais il correspond à la logique froide d’un club obsédé par le contrôle.
Le décor est désormais posé. Soit Xabi Alonso inverse la tendance et impose enfin sa vision, soit le Real Madrid activera une option interne, discrète mais calculée. À Bernabéu, le temps joue rarement en faveur de ceux qui doutent.
