Quand le football anglais devient un luxe
Un mardi soir pluvieux, un stade gris, un sandwich tiède à la mi-temps… bienvenue dans le charme brut du Championship. Enfin, ça, c’était avant que la note ne devienne salée. Très salée.
Scott Wood, fidèle supporter de Hull City, s’est retrouvé face à un dilemme que beaucoup de fans anglais connaissent trop bien : suivre son club à l’extérieur ou préserver son compte bancaire. Direction Millwall pour un match sans glamour… mais avec une addition digne d’un week-end de luxe.
Le calcul qui change tout
Scott sort la calculette. Train : 140 livres. Billet : 30 livres. Hôtel obligatoire après le match : 100 livres. Total ? Un déplacement classique en Angleterre qui frôle les 270 livres. Le tout pour 90 minutes sous la pluie, coincé derrière un poteau, avec le froid en bonus.
C’est précisément à ce moment-là qu’une autre idée commence à germer. Une idée beaucoup plus… ensoleillée.
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Et si le vrai bon plan était ailleurs ?
Plutôt que de s’acharner sur un away day hors de prix, Scott décide de regarder plus loin. Beaucoup plus loin. Direction le Maroc, Marrakech, la Coupe d’Afrique des nations. Non pas par exotisme, ni par folklore, mais pour une raison imparable : ça coûte moins cher.
Oui, moins cher que Millwall un mardi soir.
La CAN bat le Championship… à plate couture
Le comparatif est sans appel. Avion aller-retour : 80 livres. Billet pour un huitième de finale Nigeria – Algérie : 16 livres. Hôtel : 100 livres. Soleil inclus. Sourires garantis. Ambiance XXL.
Pour un budget inférieur à un simple déplacement en deuxième division anglaise, Scott s’offre un voyage à l’étranger, un grand tournoi international et une expérience football unique.
Bonus inattendu : tajine et passion populaire
Pendant que certains grelottent dans les gradins anglais, Scott savoure la CAN dans une atmosphère électrique. Chants, couleurs, ferveur populaire… et tajine à la fin du match. Le football vécu comme une fête, pas comme une facture.
Avec sa femme, il transforme ce qui aurait été une soirée morose en Angleterre en véritable escapade sportive et culturelle. Une pierre, deux coups. Ou plutôt : un billet, mille souvenirs.
Un symbole qui en dit long
Derrière cette anecdote se cache une réalité bien plus large. Le football anglais, même hors Premier League, devient progressivement inaccessible pour ses propres supporters. À l’inverse, des compétitions comme la CAN offrent encore une proximité, une chaleur humaine et des tarifs qui donnent envie de voyager.
Scott Wood n’a pas fui le football. Il l’a simplement suivi là où il restait abordable.
Et si l’avenir du supporter était ailleurs ?
Ce choix peut faire sourire. Il devrait surtout faire réfléchir. Quand un huitième de finale continental à l’autre bout de l’Europe devient plus rentable qu’un match local, le message est clair.
Le football appartient toujours aux fans… mais pas toujours là où on l’attend.
