Super League chinoise : un championnat où l’on perd avant même de jouer

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Super League chinoise
Super League chinoise


Un championnat qui commence… par une chute libre


Si tu trouves que ton club met trois mois à se réveiller en début de saison, rassure-toi : ailleurs, c’est encore plus violent. Direction la Chine, où la Super League a trouvé une nouvelle manière d’innover. Ici, certains clubs n’ont pas encore touché un ballon qu’ils sont déjà en train de couler au classement. Aucun match disputé, aucun but encaissé, mais déjà des points envolés comme des ballons de baudruche un jour de vent.


Pendant que les supporters s’apprêtent tranquillement à découvrir leur équipe, d’autres regardent le tableau et voient un truc improbable : moins cinq, moins six, parfois moins dix. Oui, relégable avant même le coup d’envoi officiel. Une sorte de football en mode “hardcore”, où tu démarres la saison avec un sac de pierres accroché aux chevilles.


Shanghai et Tianjin, champions… des pénalités


Dans ce drôle de concours, Shanghai Shenhua et Tianjin Jinmen Tiger font la course en tête, mais pas dans le bon sens. Dix points de pénalité chacun, cadeau de bienvenue pour une saison qui n’a même pas commencé. Pendant ce temps, d’autres clubs observent le classement comme on regarde un bug de FIFA après une mise à jour ratée.


Le plus absurde, c’est la situation sportive. Normalement, une équipe lutte pour ne pas descendre après plusieurs défaites. En Chine, certains clubs luttent avant même la première feuille de match. Tu peux t’échauffer tranquillement, mais mentalement, tu sais déjà que tu joues la survie avant d’avoir marqué ton premier but de la saison.


Le grand ménage venu du passé


Ce chaos n’est pas le fruit d’une erreur de tableur ou d’un stagiaire distrait. C’est la conséquence d’un énorme nettoyage lancé par les autorités chinoises. Depuis plusieurs années, le football local se fait passer au scanner. Matchs arrangés, paris illégaux, enveloppes qui voyagent plus vite que le ballon, dirigeants trop créatifs… tout y passe.


Le plus fou, c’est que certaines casseroles datent de plus de dix ans. Des affaires oubliées, rangées dans un tiroir, qui ressortent aujourd’hui comme un vieux carton de factures jamais payées. Résultat, des dizaines d’acteurs du football chinois ont été bannis à vie, des dirigeants éjectés et plusieurs clubs officiellement sanctionnés avant même de poser les crampons sur la pelouse.


 

Quand 2012 te rattrape en 2026


Moralité version Super League : tu peux bricoler un résultat en 2012 et le payer cash en 2026. Le karma, mais en version championnat. Pendant que certains clubs rêvaient d’un nouveau départ, ils se retrouvent à faire un sprint avec un handicap façon Jeux paralympiques du football économique.


Sportivement, ça change tout. Une équipe qui commence à moins dix n’aborde pas la saison comme les autres. Chaque match devient une finale dès la première journée. La pression monte plus vite que la température d’un stade en plein été à Shanghai, et la moindre défaite ressemble déjà à une demi-relégation.


Un spectacle déjà lancé avant le premier match


La Super League chinoise réussit donc un exploit rare : transformer l’avant-saison en feuilleton. Avant même que les supporters chantent, que les coachs hurlent et que les arbitres sifflent, le suspense est déjà là. Qui arrivera à remonter la pente ? Qui va craquer mentalement avant même le mois de mai ?


Pendant que certains championnats démarrent doucement, la Chine appuie direct sur le bouton “drama”. Ici, la saison commence non pas avec un coup d’envoi, mais avec un coup de massue comptable. Et au final, le vrai match n’est peut-être pas sur la pelouse, mais dans un classement déjà complètement sens dessus dessous.

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