Quand Mourinho transforme une fin de match en scénario hollywoodien
Pep Guardiola et José Mourinho, meilleurs amis du monde ? Pas vraiment. Mais mercredi soir, le Portugais a peut-être rendu un service inattendu au Catalan. À Lisbonne, alors que tout semblait figé, Benfica a déclenché un moment de pure folie. Son gardien Anatoliy Trubin a quitté sa cage, est monté dans la surface madrilène et a participé à un but improbable face au Real Madrid. Score final spectaculaire, ambiance électrique, et conséquences en cascade sur toute l’Europe du foot.
Pendant que certains observaient surtout l’élimination de l’OM, en coulisses, Manchester City suivait la scène avec un mélange d’intérêt et d’angoisse. Car ce geste fou n’a pas seulement fait vibrer Benfica, il a aussi pesé lourd dans le destin des Skyblues.
Manchester City avance… mais Guardiola retient son souffle
Dans le même temps, City faisait le travail contre Galatasaray avec une victoire propre et sans bavure. Sportivement, tout semblait sous contrôle pour Pep Guardiola. Les Skyblues validaient leur billet pour le top 8 européen, terminant avec un petit point d’avance sur le Real Madrid.
Mais le football adore les secondes de chaos. Et quand Trubin décide de monter dans les derniers instants, Guardiola voit soudain un film d’horreur défiler dans sa tête.
Après le match, le coach catalan l’a raconté sans détour :
« Nous ne savions pas que Benfica avait besoin d’un but pour se qualifier. Quand Trubin est monté à la dernière seconde, on s’est regardés en disant : “Pourquoi il y va ?” Parce que Madrid peut contrer, égaliser, et après ça… on est éliminés. »
En clair, pendant que Lisbonne vibrait, le banc de City serrait les dents. Une perte de balle, un contre éclair du Real, et la soirée parfaite devenait une galère européenne avec des barrages en bonus.
Le cauchemar imaginé par Guardiola
Dans la tête de Pep, le scénario catastrophe était simple. Un centre mal repoussé, Vinícius qui part à fond, Bellingham qui accompagne, et Manchester City regarde la suite de la compétition depuis une autre porte d’entrée, beaucoup moins confortable.
Guardiola l’avoue presque amusé après coup, mais sur le moment, la peur était réelle. Il voit le gardien lisboète comme un joueur de champ, mais surtout comme une opportunité géante pour le Real.
« Madrid adore ce genre de situations », sous-entend Pep. Et quand tu connais la capacité madrilène à frapper en contre dans les dernières secondes, tu comprends pourquoi Guardiola n’a pas applaudi tout de suite l’audace de Trubin.
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— beIN SPORTS (@beinsports_FR) January 29, 2026
😅 Le top 8 grâce à Benfica, Guardiola remercie Mourinho en conférence de presse !#beINSPORTS pic.twitter.com/e29GIcb5sX
Mourinho, le Special One qui refuse de calculer
Sauf que cette montée n’était pas un hasard. Elle porte la signature mentale d’un homme : José Mourinho. Le Portugais, fidèle à sa légende, préfère mourir en attaquant que survivre en tremblant.
Guardiola lui-même l’a reconnu avec un sourire en conférence de presse :
« Mais c’était une bonne stratégie de la part de José, non ? »
Une phrase courte, mais lourde de sens. Mourinho n’a pas choisi la prudence, il a choisi le chaos organisé. Dans un football obsédé par les probabilités, le Special One continue de croire au facteur humain, à l’audace, au moment où un gardien devient attaquant le temps d’une action.
Sans cette décision, City aurait probablement dû préparer ses joueurs pour des matchs supplémentaires, plus de pression, plus de fatigue, et moins de marge pour Guardiola.
Pep remercie José sans le dire trop fort
Alors forcément, quand on lui demande s’il doit remercier Mourinho, Pep ne fait pas semblant :
« Oui, bien sûr. »
Deux mots simples, mais qui racontent beaucoup. Dans cette soirée étrange, Mourinho a indirectement protégé Guardiola. Un coach provocateur, un autre perfectionniste, réunis par un gardien ukrainien qui a décidé que rester sur sa ligne, c’était trop banal.
Dans un coin de l’Europe, le Real encaissait un coup dur. Dans un autre, Manchester City respirait un peu mieux. Et entre les deux, Mourinho savourait sûrement d’avoir encore prouvé que le football ne se gagne pas seulement avec des tableurs, mais avec du courage.
Le héros inattendu d’un duel de géants
Ce qui rend l’histoire belle, c’est que personne n’avait prévu que la soirée de Pep et José dépendrait d’un gardien. Pas Haaland, pas De Bruyne, pas Bellingham. Non. Un portier, un pari, une montée, et tout un classement qui vacille.
Mourinho a lancé la pièce, Guardiola a tremblé, et le Real a payé la note. Voilà comment une action folle transforme une soirée européenne en épisode culte.
