PSG : la nouvelle grille salariale qui change le visage de Paris

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Ousmane Dembélé
Ousmane Dembélé


Paris ne distribue plus les chèques comme des flyers


Pendant des années, le Paris Saint-Germain avait la réputation d’être le club où la fiche de paie faisait autant rêver que le Parc des Princes. À Paris, on venait pour les titres… mais aussi pour les zéros sur le contrat. Sauf que cette époque commence sérieusement à sentir la naphtaline.


Entre 2022 et 2025, la direction parisienne a totalement changé de logiciel. La masse salariale a été rabotée d’environ 55 %. Un virage net, presque brutal, qui marque la fin du PSG version “galactique sous perfusion bancaire” et l’arrivée d’un club plus calculateur, plus structuré, presque raisonnable — oui, raisonnable à Paris, ça existe désormais.


Le message est clair : moins de contrats délirants, plus de logique sportive.


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Le PSG passe en mode plafond interne


Aujourd’hui, Paris fonctionne avec un salary cap maison. Plus question de distribuer des salaires XXL juste pour faire joli sur les affiches. Le club veut une hiérarchie cohérente, où l’argent reflète enfin le rôle réel sur le terrain.


Résultat, la grille salariale ressemble davantage à celle d’une équipe construite qu’à celle d’un casting Netflix. Le PSG ne veut plus empiler les stars, mais bâtir un vestiaire où chacun sait pourquoi il est payé ce qu’il est payé.


Dembélé, le roi du bulletin de salaire


Dans cette nouvelle organisation, Ousmane Dembélé est installé tout en haut de la pyramide. L’ailier français touche environ 1,56 million d’euros brut par mois, ce qui fait de lui le patron financier du vestiaire parisien.


Derrière, Marquinhos suit avec 1,13 million mensuels, preuve que le brassard reste bien valorisé. Achraf Hakimi n’est pas loin avec 1,1 million, tandis que Lucas Hernandez ferme ce quatuor de luxe avec 1 million d’euros par mois.


On remarque déjà une chose : même au sommet, Paris reste plus sage qu’à l’époque des salaires interstellaires.


Vitinha et Zaïre-Emery dans la cour des grands


Juste derrière les têtes d’affiche, Paris place ses moteurs. Vitinha et Warren Zaïre-Emery émargent chacun à 950 000 euros par mois, symbole d’un PSG qui préfère désormais récompenser l’impact collectif et la progression.


Khvicha Kvaratskhelia arrive ensuite avec 910 000 euros, suivi de très près par Nuno Mendes à 900 000 euros mensuels. Ce groupe incarne parfaitement le nouveau visage parisien : jeune, dynamique, bankable sportivement plus que marketingement.


À Paris, on paie moins pour le nom, plus pour l’utilité.


Doué, Barcola et la classe moyenne parisienne


Plus bas dans la hiérarchie, le PSG installe une vraie base solide. Désiré Doué, Bradley Barcola et le gardien Chevalier touchent chacun environ 500 000 euros par mois. Ce ne sont plus des figurants dorés, mais des joueurs que Paris veut faire monter en puissance.


Zabarnyi suit avec 450 000 euros, Gonçalo Ramos avec 445 000, Fabian Ruiz avec 435 000, tandis que João Neves se situe autour de 400 000 euros mensuels.


Même logique ensuite avec Lee à 310 000, Pacho à 280 000, Beraldo à 270 000 et Safonov à 250 000 euros par mois. Des montants confortables, évidemment, mais loin du PSG casino d’autrefois.


Moins de bling-bling, plus d’équilibre


Cette nouvelle répartition raconte quelque chose : Paris ne veut plus d’un vestiaire coupé en deux entre super-riches et figurants. L’écart salarial se resserre, les responsabilités se partagent, et le collectif reprend une place que l’argent avait parfois effacée.


Sportivement, c’est aussi une façon d’éviter les jalousies internes et de renforcer la cohésion. Financièrement, cela permet au PSG de respirer face au fair-play financier et d’investir intelligemment sur la durée plutôt que sur le coup d’éclat.


Le PSG change de costume


Le Paris Saint-Germain n’a pas abandonné ses ambitions européennes. Il a simplement arrêté de croire que les trophées se gagnaient uniquement à coups de millions mensuels.


Aujourd’hui, Paris construit un projet où la grille salariale raconte une histoire : celle d’un club qui préfère la progression à la démesure, le terrain au marketing, et l’équilibre au show permanent.


Le PSG ne joue plus au loto. Il joue enfin au football… avec une calculatrice bien branchée.

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