Une anecdote improbable se cache derrière les débuts de Petr Čech en espagnol

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Petr Čech
Petr Čech


À une époque où les smartphones n’étaient pas encore greffés à nos mains, où aucune notification ne venait perturber la concentration, certains joueurs développaient leurs talents… autrement. En 2005, dans les vestiaires de Chelsea FC, une scène assez improbable se déroule en coulisses. Un gardien déjà impressionnant sur le terrain décide de relever un défi bien différent : apprendre une nouvelle langue, presque sur un coup de tête.


Et tout part d’un détail presque banal… mais qui va en dire long sur la personnalité du joueur.


Quand une recrue change tout


Cette année-là, Asier del Horno débarque en provenance de l’Athletic Club. Problème : l’Espagnol ne parle pas anglais. Résultat, la communication dans le vestiaire devient rapidement un casse-tête.


Plutôt que de laisser la situation s’enliser, Petr Čech prend une décision surprenante : apprendre l’espagnol lui-même.


Et sa méthode n’a rien de classique.


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Une méthode d’apprentissage… inattendue


Dans un entretien accordé à France Football, le gardien tchèque raconte une anecdote qui en dit long sur son état d’esprit :


« Je suis allé voir José Mourinho, notre coach, pour qu’il me donne des phrases basiques d’espagnol pour commencer et j’ai poursuivi chez moi sur ma Nintendo DS avec un jeu qui s’appelait My Coach. J’ai poursuivi avec un livre de grammaire que j’avais acheté et j’ai fait une combinaison de tout ce que j’avais intégré et je me suis mis à parler espagnol. »


Oui, vous avez bien lu. Entre conseils du coach, jeu vidéo éducatif et manuel de grammaire, Čech se crée son propre programme accéléré. Un mélange improbable… mais terriblement efficace.


Un cerveau aussi affûté que ses réflexes


Mais cette anecdote n’est que la partie visible de l’iceberg. Derrière le gardien mythique se cache un véritable passionné d’apprentissage.


Polyglotte accompli, Petr Čech maîtrise aujourd’hui plusieurs langues : anglais, français, allemand, espagnol… en plus de sa langue natale. Une polyvalence rare dans le monde du football.


Et ce n’est pas tout.


Des études poussées… même après le football


Loin de se contenter de sa carrière sportive, l’ancien portier passé aussi par Stade Rennais FC a poursuivi ses études avec sérieux. Titulaire d’un MBA, il aurait pu s’arrêter là. Mais non.


À 40 ans, alors que beaucoup tournent la page des études depuis longtemps, il décide de se lancer dans un doctorat. Son sujet ? Rien de moins que la durabilité du modèle économique de la Ligue des champions de l'UEFA.


Un projet ambitieux, réalisé à distance avec une université basée à Rome.


Une décision relancée par un séisme du football


Au départ, l’idée de reprendre les études ne l’emballait pas plus que ça. Il l’avoue lui-même :


« Je ne voulais pas continuer après mon MBA. J’avais 40 ans, les études demandent beaucoup de temps, mais mon superviseur m’a encouragé à poursuivre à la suite de mes excellents résultats. Je n’avais pas encore d’idée précise à ce moment-là… »


Puis un événement vient tout changer : le projet de Superligue européenne.


Ce bouleversement dans le monde du football agit comme un déclic.


« Le projet de la Superligue est sorti et m’a donné envie de travailler sur le sujet. Alors, j’ai fini par accepter. Je devrais avoir terminé l’été prochain. »


Un profil unique dans le football moderne


Gardien d’élite, musicien (oui, il est aussi batteur), étudiant acharné… Petr Čech incarne un profil à part dans le paysage du football.

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